Étude CHRONOLOGIQUE

DES ACTIVITÉS POLITIQUES

ET MILITAIRES ROMAINES

en mer noire

L i v r e   Q u a t r e

  

de la constitution et organisation des vexillations pontiques

sous Marc-Aurèle et Septime-Sévère à leur disparition dans

la crise du IIIe siècle

  

De 117 à 160, l’Empire connut la paix à ses frontières. Tout changea sous le règne de Marc-Aurèle (161-180). La série de malheurs s’ouvrit tout d’abord en Orient avec une série de victoires parthes qui nécessita une riposte rapide de la part des Romains (chapitre 1 ; §.1). Modifications administratives et surveillance des côtes de l’Asie Mineure précèdent, comme toujours, la campagne  militaire (§. 2). Les malheurs sont aussi en occident. La province de Mésie inférieure, menacée par les Alains, nécessita une action militaire de grande envergure, avec de grands commandements exceptionnels comme celui qui englobe l’ensemble des troupes romaines situées au-delà du Danube, pour la protéger (§.3). Commode est assassiné en 192. Le passage de la dynastie des Antonins à celle des Sévères se fit douloureusement pour le Pont-Euxin. Pescennius Niger, le compétiteur oriental de Septime-Sévère dans la guerre civile, soutenu par la Bithynie, fut vaincu (chapitre 2 ; §.1). Le royaume du Bosphore qui avait suivi le choix bithynien subit des opérations de représailles (§.2). C’est cependant sous les Sévères que les cités grecques du nord de la mer Noire, protégées par un dispositif militaire défini, renforcent leurs liens avec l’Empire romain (§.3). 238 marque un changement de conjoncture dans l’histoire de l’Empire ; C’est l’année de la destruction de Tyra : les Goths viennent de déboucher en mer Noire (chapitre 3 ; §.1). Les Romains perdent vite leur influence sur le royaume du Bosphore au profit des nouveaux venus qui utilisent ses ports et ses bateaux pour lancer leurs premières expéditions de pillage  (§.2). Le Pont-Euxin redevient une mer infestée de pirates. Les Romains, au début désemparés par ce nouveau danger (§.3), se ressaisissent vite (§.4). Le règne de Claude II le Gothique (268-270) marque la fin d’une piraterie chronique mais la notion de lac romain a également vécu.

 

Chapitre 1

 

 marc-aurÈle et les premières incursions barbares

§ 1. l’offensive parthe en Arménie et la riposte romaine (162-166)

             Ce n’est que peu de temps après l’accession au trône de Marc-Aurèle que Vologèse III, roi des Parthes, soucieux de reprendre le contrôle de l’Arménie, ouvrit les hostilités en Orient[1]. La guerre commence mal pour les Romains. Les gouverneurs de Syrie[2] et de Cappadoce[3] sont successivement battus. Le roi d’Arménie placé par Antonin est renversé pour être remplacé par Pacorus, favorable aux Parthes[4].

             La réaction de Marc-Aurèle est aussi rapide qu’énergique. Lucius Verus, son frère adoptif et co-gérent de l’Empire, est chargé de mener la contre-offensive[5]. L’Arménie est réoccupée en 164, puis une série de succès amènent, l’année suivante, Lucius Verus devant Ctésiphon. Une paix de statu quo est conclue en 166[6].

             Comme toujours avant chaque grande expédition en Orient, des préparatifs sont menés, mais ceux-ci sont désormais dictés par l’urgence de la situation : on ne prépare plus une guerre offensive mais une riposte à une agression extérieure.

 

§ 2. modification administrative et surveillance des côtes  

Planche : l’Asie Mineure au début du règne de Marc Aurèle
             Bien que sa portion côtière ait été diminuée depuis Hadrien, la province de Bithynie-Pont conserve son importance stratégique dans le ravitaillement des armées opérant en Arménie et dans le Caucase[7]. Une partie au moins de ce ravitaillement devait transiter par la route côtière longeant la mer Noire et par la voie maritime jusqu’à Trapezus[8].

             La province sénatoriale de Bithynie-Pont devient province impériale au début du règne de Marc-Aurèle. Comme pour Trajan qui en avait pris le contrôle temporairement pour sa campagne parthique, la décision de Marc-Aurèle est à relier avec les événements tragiques d’Arménie et de Syrie[9].

             La voie maritime vers les ports du Pont oriental étant toujours aussi peu sûre, M. Valérius Maximianus est préposé à la surveillance de la côte des gentes Ponti Polémoniani, c’est-à-dire l’ancien royaume du Pont de Polémon II[10]. Une mission extraordinaire qui ne peut s’expliquer que par la nécessité de contrôler les communications pendant l’expédition parthique de Lucius Verus[11]. Des combats contre des pirates eurent certainement lieu pour qu’il ait mérité des décorations durant ce conflit[12].

                                   Malgré le succès de la contre-offensive de Lucius Verus, le principe du protectorat sur l’Arménie n’est pas remis en cause[13]. Marc-Aurèle doit se contenter d’une paix de statu-quo en 166 car au même moment les frontières danubiennes subissent, dans les Pannonies et la Dacie, l’assaut des Quades, des Marcomans et des Sarmates[14]. Plusieurs campagnes sont nécessaires, de 167 à 175, puis de 177 à 180, année de la mort de l’empereur à Vindobona, pour rétablir la situation.

 

§ 3. les répercutions des guerres marcomaniques aux

bouches du Danube et en Crimée (174-182)  

Planche : le Pont-Euxin entre la guerre parthique et les guerres marcomaniques

             Deux décrets honorifiques de Chersonesus montrent l’intensité de l’activité diplomatique romaine durant les guerres marcomaniques avec la cité, voisine immédiate des Alains et des Sarmates. Les décrets, dont l’un est très clairement daté de 174, honorent le gouverneur de Mésie inférieure[15] T. Aurélius Calpurnianus Apollonides et sa femme Aurélia Paulina.

         « Face à tous les dangers menaçants, il a séjourné d’une manière utile pour l’Empereur et pour le bonheur le plus accompli des citoyens (…) c’est pourquoi plaise au conseil et au peuple, d’abord de s’adresser avec respect à l’Empereur, parce qu’il a envoyé un tel chef sauveur de la situation prendre le commandement de la province, et de lui rendre hommage comme il convient, lui qui, après examen en faveur de notre cité, a fait d’un tel homme le guide de la paix chez nous ». La confirmation des traités de paix pourraient concerner ceux établis entre Chersonèse et rois Scythes et Sarmates[16]. Calpurnianus serait peut-être venu à Chersonèse avec des troupes mais leur emploi dans des opérations militaires en Crimée est encore plus discuté[17].

             L’activité diplomatique semble privilégiée avec les états pontiques durant la première guerre marcomanique[18]. La pression barbare se faisait alors sentir sur les provinces pannoniennes. Nous avons de bonne raison de croire que les menaces d’incursions en territoire romain se sont étendues à la Mésie inférieure.

     Par deux fois un centurion de la légion I Italica du nom de C. Valerius Firmus a élevé des monuments épigraphiques pour honorer la mémoire de Ti. Claudius Pompéianus[19].

             Ti. Claudius Pompéianus était devenu en 169 le gendre de l’empereur Marc-Aurèle en épousant sa fille ainée, Lucilla Augusta.[20] Il était aussi l’un de ses plus importants collaborateurs après la mort de Lucius Verus la même année. C’était enfin un bon général[21]. Les deux dédicaces ont un rapport avec une action militaire qui se serait déroulée aux bouches du Danube pendant la guerre contre les Marcomans[22]. Action militaire d’une grande importance pour justifier sa présence.

             En 176-177, P. Helvius Pertinax gouverne à la fois les provinces de Mésie supérieure, de Mésie inférieure et de Dacie[23]. Il dispose d’une force militaire considérable : pas moins de six légions avec leurs auxiliaires[24]. Un commandement aussi exceptionnel ne peut-être dicté que par une situation militaire toute aussi exceptionnelle.

             La collaboration de ces deux personnages dans la région du Bas-Danube dans une même mission de sécurité n’est pas à exclure[25]. Les deux hommes se connaissent bien[26] et tous deux sont présents pour une tâche importante qui justifie leur présence en Mésie inférieure.

             L’Histoire Auguste donne une liste de noms de tous les peuples qui attaquèrent la province de Dacie durant la guerre des Marcomans[27]. L’énumération des peuples se fait d’ouest en est. Les cinq derniers sont ceux qui se sont dirigés vers la Mésie inférieure et les déductions de Gostar les ramène à trois : les Bastarnes, les Alains, les Peucins[28].

             Des Alains qui se trouvaient déjà dans le voisinage du Bosphore Cimmérien étaient donc partis vers les bouches du Danube, rejoints par les Bastarnes et par les Peucins du delta. Leur attaque a nécessité la présence de Pompéianus aux bouches du Danube. Les opérations militaires n’ont pas seulement eut lieu en Dobroudja romaine mais également au nord du Danube. C’est ce que nous apprend l’inscription de Ti. Plautius Felix Ferruntianus[29].

             Tribun militaire de la légion I Italica, il est chargé du détachement pontique en Scythie et en Tauride[30]. Charge conférée pour des circonstances exceptionnelles afin de couvrir les opérations d’Helvius Pertinax et de Claudius Pompéianus dans la région du Bas-Danube[31]. Son action a lieu précisément dans la direction d’où sont partis les Alains[32]. C’est la première fois que l’on regroupe sous un même commandement toutes les forces romaines situées entre le Danube et la Crimée[33].

              La seconde guerre marcomanique s’est donc déroulée sur un espace beaucoup plus étendu puisqu’elle concerne aussi bien les Pannonies et la Dacie que la Mésie inférieure[34]. Elle a nécessité une riposte militaire énergique, menée par de grands généraux et hors des limites provinciales au nord du Danube. Surtout, le grand commandement militaire de Scythie et de Tauride va se maintenir pour devenir finalement, sous une autre appellation, un dispositif militaire durable sous les Sévères. Les cités grecques du littoral, bien qu’indépendantes, continuent de dépendre du soutien militaire romain et connaissent le contrôle de l’administration romaine. Le royaume du Bosphore, intégré lui à la sphère d’influence bithynienne, connaitra les malheurs de la guerre civile qui vit l’avénement de Septime-Sévère.

            

Chapitre 2

  

la difficile transition entre les antonins et les sévères

 

§ 1. l’avénement de Septime Sévère et la guerre civile de 193-197

             En 193, le fils de Marc-Aurèle, Commode le "tyran" est assassiné[35]. Avec lui s’achève la lignée des Antonins. La mort rapide et brutale de son successeur, P. Helvius Pertinax, l’un des plus brillant généraux de Marc-Aurèle[36] ouvre une période d’anarchie politique. Les soldats prétoriens acclament à Rome Didius Julianus tandis que les légions du Danube et d’Orient acclament simultanément Septime Sévère légat de Pannonie et Pescennius Niger légat de Syrie[37].

             Une rapide campagne en 194 permet à Septime-Sévère de se débarasser de  Pescennius Niger. Clodius Albinus, légat de Bretagne et dernier prétendant à l’Empire est vaincu en 197. Septime-Sévère, vainqueur par les armes, renforce sa légitimité par une adoption fictive à la dynastie antonine. Il fonde une nouvelle dynastie, celle des Sévères.

 

§ 2. la guerre du Bosphore (196-197)

 La plupart des cités de Bithynie se rallient à Pescennius Niger en 193. Nicomédie et Césarée frappent même des monnaies à son effigie[38]. Les troupes de Pescennius Niger s’emparent enfin de Byzance mais Nicomédie fait sa soumission devant l’action combinée de l’armée et de la flotte de Septime Sévère. La rencontre décisive pour le contrôle de la Bithynie entre les deux belligérants a lieu au lac d’Ascania près de Nicée. C’est la défaite pour Pescennius Niger qui sera tué.

 Nous devons porter une attention particulière à une inscription de Preslauv et pupliée en 1988[39]. Elle enrichit notre connaissance sur les activités romaines au nord de la mer Noire puisqu’elle mentionne un « bellum Bosporanum ». La date de ce conflit se situerait entre 196 et 210 ou 215, sous le règne de Septime Sévère.

 Or il n’existe pas de sources écrites mentionnant une quelconque activité militaire romaine au nord de la mer Noire sous cet empereur. Il n’y a pas non plus d’autres témoignages papyrologiques ou épigraphiques. De sorte que cette inscription est notre seule et unique référence de cette guerre. Elle est à ce titre extrêmement précieuse, mais elle ne nous donne aucune certitude pour autant ; juste des hypothèses quant à la nature des ennemis des romains (et/ou de leurs alliés locaux) à cette date. L’état de la question a été fort bien traité par T. Sarnowski[40].

             Trois hypothèses ont été proposées : guerre avec les bosporans contre un ennemi commun ; guerre romaine sur le territoire des bosporans ; guerre contre les bosporans eux-mêmes[41].

             Si les deux premières hypothèses peuvent, en toute logique,  s’inscrire dans le cadre « normal » des activitées romaines dans cette région ; notre auteur, lui, s’est penché sur les possibilités d’une expédition romaine contre le royaume du Bosphore lui-même.

             Il nous rappelle que le roi du Bosphore Sauromates II (173/174-210/211) a tenté de se libérer une fois de la tutelle romaine[42]. Cependant, malgré cela, les témoignages de fidélité de ce roi envers les Romains ne manquent pas dans les inscriptions bosporanes[43].

             Ainsi, il a été proposé d’envisager le replacement de ce conflit dans le cadre de la guerre civile de 193-197.  Il superpose les rivalités déjà anciennes entre Chersonesus et le Bosphore avec la crise de succession dans l’Empire, chacun des deux états nord-pontique soutenant un prétendant différent[44].

             Le « Bellum Bosporanum » serait alors à considérer comme une « expédition punitive », pour reprendre le terme de Sarnowski, des partisans de Septime Sévère, acclamé empereur par les légions du Danube, contre ceux de Pescennius Niger, proclamé empereur par les troupes de Syrie. Les spères d’influences auraient joué alors un grand rôle dans le choix des prétendants : Chersonesus et la Tauride, rattachées à la Mésie Inférieure, auraient suivis l’influence du choix danubien, tandis que le Bosphore et la Bythinie étaient plus naturellement tournés vers l’Orient.

             L’auteur replacerait alors dans son élément le fragment d’une inscription grecque trouvée à Chersonesus et qui mentionnerait le siège de cette ville par Sauromates II[45]. Ce dernier aurait attaqué avec un grand nombre de troupes[46] et aurait utilisé des engins de sièges contre la ville[47]. Cet épisode précèderait l’expédition punitive[48].

 

§ 3. la situation politique et militaire des cités grecques

au nord de la mer Noire sous les Sévères

            Bien que se trouvant en dehors des limites des provinces impériales, les deux grandes cités des côtes septentrionales n’échappent pas au contrôle de l’administration romaine. Ce contrôle est exercé par le légat de Mésie inférieure. Ainsi Tyra doit renouveler auprès de l’empereur certains de ses privilèges comme les conditions d’octroi de la citoyenneté et de l’exonération de certaines taxes commerciales[49]. Olbia est tout aussi autonome mais reste, elle aussi, sous le contrôle du gouverneur de Mésie inférieure[50].

         La sphère d’influence est également militaire. Après des détachements mixtes des légions I Italica, V Macédonica et XI Claudia, les cités de Tyra et d’Olbia se retrouvent chacune à la charge d’une seule légion. La légion I Italica couvre Tyra[51] tandis que des soldats de la XI Claudia s’installent à Olbia[52]. Chersonesus reste le siège du commandement, avec la présence simultanée des deux légions couvrant à la fois la ville et la campagne environnante.

             Une fois introduit sous Marc-Aurèle, le groupement opérationnel de Ti. Plautius Felix Ferruntianus semble s’être transformé en un dispositif militaire durable[53]. Une inscription bilingue rédigée sous Commode nous donne les noms de deux tribuns, Arrius Alcibiades et Atilius Primianus, portant le titre de praepositus vexillationis Chersonessitanae[54]. La dernière personne connue portant le même titre est M. Ratinus Saturninus en 250[55]. Sous les Sévères le dispositif militaire est clairement défini, il a achevé son organisation.

         Tout le IIIe siècle est fondé sur le renversement de la relation de puissance entre Rome et les peuples extérieurs. Si Hérodien fixait à 180, à la mort de Marc-Aurèle, le début d’une époque « de fer et de rouille » (Dion Cassius), les Historiens ont plutôt suivi Aurélius Victor qui place cette coupure en 235, lors de l’extinction de la dynastie sévérienne[56]. Il y avait eu en particulier, l’affirmation de deux dangers. L’un en Orient avec la nouvelle dynastie des Perses Sassanides beaucoup plus agressifs que les Parthes, et l’autre en occident avec la brusque mise en mouvement de tribus germaniques. 

 Jusque dans les années 238-250 Rome s’est révélée, en occident, en Orient, comme une puissance capable de s’imposer. Toutefois a partir de 235/240 il y avait eu un début de renversement de conjoncture mais c’est vers 249/250 que le retournement de la situation est tel que Rome perd la maîtrise de la situation militaire. Cinquante années de crise qui vont changer la physionomie ethnique et politique de la mer Noire.

SUITE DU LIVRE QUATRE


[1] remy (1986), page 85.

[2] histoire auguste, vie de Marc-Aurèle, VIII, 6.

[3] histoire auguste, vie de Marc-Aurèle, VIII.

[4] remy (1986), page 85.

[5] histoire auguste, vie de Marc-Aurèle, IX, 1.

[6] christol et nony (1995), page 168.

[7] remy (1986), page 89.

[8] remy (1986), page 89.

[9] remy (1986), page 89.

[10] C’est ce que nous apprend l’inscription que l’on peut retrouver dans l’ae 1956, 124.

[11] pflaum (1960), page 480.

[12] pflaum (1960), page 481. Tout comme remy (1986), page 90, pflaum pense à la piraterie des habitants des côtes du Caucase, Hénioques et Achéens qui avaient l’habitude de se livrer à une telle activité.

[13] remy (1986), page 86.

[14] christol et nony (1995), page 168.

[15] Personnage déjà connu par deux inscriptions : igr i, 1107 et igr iii, 41. Il aurait été procurateur de Mésie inférieure entre 173 et 176 (seg xlv (1995), page 252, note 17).

[16] antonova et yailenko (1995), page 86.                

[17] seg xlv (1995), page 253.

[18] antonova et yailenko (1995), page 86.

[19] cil iii, 6167 et gostar (1969), pages 289-291. Elles ont toutes les deux été retrouvées dans l’est de la province de Mésie inférieure.

[20] dion cassius, Histoire romaine, LXXI, 3, 2.

[21] Pour plus de détail sur la carrière de Claudius Pompéianus, voir gostar (1969), aux pages 291-292.

[22] Entre 173 et 179 (gostar (1969), pages 292-293).

[23] histoire auguste, vie de Pertinax, 2, 10 ; gostar (1969), page 295.

[24] gostar (1969), page 297.

[25] gostar (1969), page 297.

[26] gostar (1969) aux pages 296-297 rappelle les quatre occasions où les deux hommes sont mentionnés ensemble (source à la fois épigraphique et littéraire).

[27] histoire auguste, vie de Marc-Aurèle, 22, 1.

[28] gostar (1969), pages 299-300.

[29] ae 1969, 580 = Mactaris 6, page 93.

[30] Praepositus vexillationibus Ponticis aput Scythia et Tauricam. Probablement en 181-182.

[31] sarnowski (1991a), page 323.

[32] gostar (1969), page 301.

[33] sarnowski (1991a), page 323.

[34] gostar (1969), page 301.

[35] Assassiné pour ses extravagances et ses proscriptions, il est peut-être l’Empereur le plus maudit par la tradition. christol et nony (1995), page 161.

[36] Celui-la même qui participa à la deuxième guerre marcomanique au côté de Claudius Pompéianus en Mésie inférieure.

[37] christol et nony (1995), page 162.

[38] langer (1983), page 68.

[39] sarnowski (1991b), page 137.

[40] sarnowski (1991b).

[41] sarnowski (1991b), page 140.

[42] sarnowski (1991b), page 141.

[43] Notamment les inscriptions cirb 1243 datée de 192 et cirb 52 datée de 201.

[44] sarnowski (1991b), page 141.

[45] Rappelons toutefois que la lecture de « Sarmate » au lieu de « Sauromates » n’est pas à écarter (ce qui replacerait le « Bellum Bosporanum » dans une opération de guerre effectuée conjointement par les romains et les bosporans contre un ennemi extérieur).

[46] On peut supposer des soldats bosporitains et des auxiliaires romains du détachement bithynien de Panticapée.

[47] nadel (1977), page 95.

[48] sarnowski (1991b), page 141.

[49] C’est ce qui ressort de plusieurs inscriptions (iospe i², 4-242-246 et 299) entre la cité et le gouverneur de Mésie inférieure de l’époque, Ovinius Tertullus.

[50] Même pour la construction de bains on mentionne le gouverneur (iospe i², 174), ici Cosconius Gentianus en place de 196 à 198.

[51] ae 1995, 1350 = ise, Tyra 19, page 24.

[52] ae 1909, 167 = ise, Olbia 2, page 14.

[53] sarnowski (1991a), page 324.

[54] cil iii, 13750 = ise, Chersonesus 44, page 53. L’inscription porte sur une querelle entre les responsables militaires et les autorités civiles de la ville à propos du prélèvement de l’impôt sur les maisons de tolérance.

[55] ae 1996, 1358 = ise, Chersonesus 27, page 42.

[56] x. loriot et d. nony, La crise de l’Empire romain 235-285, Paris, 1997, page 7.